Je suis passée de l’autre côté du miroir. Une Rose pourpre du Caire à l’envers. J’ai fait le saut du virtuel vers le réel. D’un monde à l’autre. Des fantasmes à la réalité. Depuis des mois, j’avais appris à les connaître, à les suivre, à les lire. J’attendais leurs posts comme on attend le facteur. Je souriais, riais, restais grave parfois en effeuillant leurs billets.. J’imaginai qui ils étaient, comment ils vivaient mais je ne les connaissais pas. Ils étaient des mots, des milliers de petits mots, tapés sur clavier, lus sur un écran, des mots qui s’envolent dans l’éphémère du net… et puis hier parce que je voulais dire au revoir à Balc avant quelle ne se sauve sur la pointe des pieds, lapinou sous le bras, pour le pays du chocolat, je les ai rencontré. J’appréhendai un peu. J’avais peur que le charme s’évapore . J’avais peur d’être déçue, peur de briser la poésie . Peur de tomber les deux pieds en avant dans une morne banalité, spectre de médiocrité.
Je savais que je prenais le risque de perdre ce monde virtuel qui a pris une certaine place dans ma vie. Mais j’y suis allée. J’ai poussé la porte du Pure Café, enfumé, plein à craquer et je suis tombée nez à nez avec le sourire, très vite le rire, de Magwann, et là j’ai su que j’avais bien fait de venir.
Balc, Magwann, Mesuline, c’était un plaisir de vous rencontrer, de mettre des regards, des sourires sur vos mots.
PS : on a bien essayé de les saouler en douce l’air de rien avec Magwann mais les membres de la mystérieuse société secrète, j’ai nommé la FAPM, ne nous ont rien dévoilé. Muets… ils sont restés muets !






