emportée dans le tourbillon des voyages, des retrouvailles, des étreintes si fortes et si courtes, des rires, du bonheur d’être ensemble, d’être arrivés à se retrouver malgré nos vies qui nous happent et nous dévorent et ce temps qui nous échappe … mais voila la fête, les fêtes sont finies…
j’aurai aimé faire un arrêt sur image: Phuket, la Thailande, Y&A pour la vie, Essaouira mes bougies soufflées au milieu des rires, des bulles, des percu gnaoua, dans cette maison du bonheur où il était si bon de les avoir autour de moi …
mais le temps reprend son cours, nous, m’impose sa dictature …
j’ai eu beau essayé de le rattraper, de l’arrêter, d’ériger des barricades pour qu’il ne passe plus, pour qu’il pose ses valises qu’enfin je savoure mais il m’a filé entre les doigts malgré moi, malgré nous... vertige …
pourquoi faut-il toujours continué à avancer?
ne peut on pas un jour ou deux vivre suspendu?
arrêter les éguilles de la montre?
figer dans nos mémoires ces images de bonheur éphémère qu’il faut déjà conjuguer au passé? pourquoi faut-il toujours que le mot fin s'affiche en bas du film? ...
parce qu'Elle rode, cette grande dame majestueuse et monstrueuse à la fois, la Mort qui me terrorise, qu'on le veuille ou non pour nous rappeler avec sa danse macabre que très vite nous ne serons plus …
peur, peur de ne pas trouver la force de continuer d’avancer encore et toujours …
puiser une énergie nouvelle...
se préparer à une nouvelle vie et faire pêter tous les verroux de la peur pour continuer à avancer...
à vivre tout simplement


Le vie, bête sauvage qu'on chevauche effrontément, on desselle,on s'agrippe, on fuit avec, toujours accroché à ses flancs, pour fouler les terres de toutes ses forces. La mort, c'est une bête qu'il faut apprivoiser avant qu'elle ne nous emporte.
Welcome back blog trotteuse!
Rédigé par : magwann | 29 mars 2007 à 10:25
Je passe, je lis, j'apprécie. Puis le téléphone sonne, je réponds, on m'appelle dans le bureau d'à côté, je descends à la production, je discute avec un livreur, puis la compta, un appel d'un client. Je rentre dans mon bureau et m'aperçois que je n'ai pas signifié mon passage à la propriétaire des lieux. Alors je repasse ... Tout nous file entre les doigts !
Rédigé par : boronali | 29 mars 2007 à 14:12
T'as raison Mag faut l'apprivoiser mais ça me fait sacrément peur cette bête là, je préfère tourner la tête quand elle passe trop prêt de moi, suis pas prête mais le serai-je un jour?
En tout cas ça fait du bien d'être de retour.
T'es toujours le bienvenu Boronali surtout depuis que j'ai compris l'origine de ton pseudo!
Rédigé par : aodai | 01 avril 2007 à 10:59
C'est comme siune main invisible nous poussait doucement vers la sortie. Parfois, on la sent dans le dos, on voudrait l'enlever. Mais impossible.
Alors on se remet à avancer. Un peu malgré nous, un peu forcé. Mais on progresse tout de même, histoire de donner le change, comme si on voulait donner l'impression qu'on maîtrise notre parcours.
Mais c'est pas vrai tout ça. On est juste poussé dehors, sans bruit et sans retour possible...
Heureusement que la vie est une farce, non ?
Rédigé par : Benoît, FAPM | 01 avril 2007 à 17:53
je ne sais pas si la vie est une farce ... en fait je ne veux pas me poser la question ...je veux juste continuer d'en profiter le plus longtemps possible avec gourmandise condamnée que je suis... alors parfois quand je suis ivre de tourbillonner comme un papillon, quand je titube de rire, de jouissance et d'action quand mon corps ne peut plus suivre alors dans ces moments là j'ai un petit moment de blues comme l'autre jour, sinon j'avance toujours ... un jour quand je ne pourrai plus alors je m'interrogerai sur le sens de la vie ... (bon ça aussi c'est une humeur du moment, suis pleine de contradiction mais je ne pense pas être la seule!)
Rédigé par : aodai | 02 avril 2007 à 08:33