emportée dans le tourbillon des voyages, des retrouvailles, des étreintes si fortes et si courtes, des rires, du bonheur d’être ensemble, d’être arrivés à se retrouver malgré nos vies qui nous happent et nous dévorent et ce temps qui nous échappe … mais voila la fête, les fêtes sont finies…
j’aurai aimé faire un arrêt sur image: Phuket, la Thailande, Y&A pour la vie, Essaouira mes bougies soufflées au milieu des rires, des bulles, des percu gnaoua, dans cette maison du bonheur où il était si bon de les avoir autour de moi …
mais le temps reprend son cours, nous, m’impose sa dictature …
j’ai eu beau essayé de le rattraper, de l’arrêter, d’ériger des barricades pour qu’il ne passe plus, pour qu’il pose ses valises qu’enfin je savoure mais il m’a filé entre les doigts malgré moi, malgré nous... vertige …
pourquoi faut-il toujours continué à avancer?
ne peut on pas un jour ou deux vivre suspendu?
arrêter les éguilles de la montre?
figer dans nos mémoires ces images de bonheur éphémère qu’il faut déjà conjuguer au passé? pourquoi faut-il toujours que le mot fin s'affiche en bas du film? ...
parce qu'Elle rode, cette grande dame majestueuse et monstrueuse à la fois, la Mort qui me terrorise, qu'on le veuille ou non pour nous rappeler avec sa danse macabre que très vite nous ne serons plus …
peur, peur de ne pas trouver la force de continuer d’avancer encore et toujours …
puiser une énergie nouvelle...
se préparer à une nouvelle vie et faire pêter tous les verroux de la peur pour continuer à avancer...
à vivre tout simplement




Au coin de la rue des 5 diamands et du boulevard Auguste Blanqui, 3 fois par semaine, planqué derrière ses fleurs, Mahmoud tient salon. Ca défile. Un vrai manège. Des jeunettes, des moins jeunes, des guillerettes, des mamies par légions. Toutes différentes . Des rigolottes qui sont vaccinées contre le malheur et qui s’extasient devant la vie. Des qui rochonnent mais qui savent qu’avec Mahmoud ça va pas l’faire et qui s’essaient à sourire, un sourire de clown, un sourire figé, coincé mais un sourire quand même car quand leur fleuriste préféré leur susurre à l’oreille « voilà ma princesse, la plus belle » elles craquent, se liquéfient … et deviennent pendant quelques minutes des stars du marché. 